Livres
Béarn, éditions Cairn - 2022
Photographies : Adrien Basse-Cathalinat
Texte : Jean-Baptiste Maudet
168 pages, format 21×28, 39€
Au-delà des clichés éculés, le livre BÉARN cherche à saisir ce qui fait l’âme du Béarn, un pays qui a su garder intact de nombreux savoir-faire et renouveler l’esprit de certaines traditions. Chemin faisant, les auteurs nous invitent à goûter aux richesses de la terre, aux plaisirs des saisons, à la poésie, à recevoir les lumières du Béarn dans ce qu’elles ont d’universel et d’unique. Les troupeaux, l’herbe nourricière, les vastes horizons, le sel des sources, les clochers, les mains au travail, les visages d’hier et d’aujourd’hui nous racontent un enchantement humain et des rêves d’ours.
Les photos et le texte d’Adrien et de Jean-Baptiste évoquent le Béarn et le monde avec modestie au-delà de ce qui est. Ce livre est là pour ça, pour aimer son pays, ceux des autres et ne pas clore la discussion, pour continuer à se méfier des catégories de l’identité, des territoires décrétés et des conceptions essentialistes de la culture. Un chat sur un toit de tuiles mouillées se promène. Des palombes passent entre les mailles du filet.
À nos portes, autoédition - 2015
Photographies : Adrien Basse-Cathalinat
Texte : Guillaume Ryckbosch
Limite ou passage, la porte ne laisse pas indifférent et joue avec nos sens, par le regard de la porte, le toucher de son bois, sa poignée métallique, ses grincements, le tour d’une clé dans sa serrure, le voisin qui toque… le franchissement d’une porte dépasse la simple translation physique. La maison Ossaloise, la casa, est indissociable de la famille qui la possède. Comme dans d’autres pays pyrénéens, la famille prend d’ailleurs le nom de la maison, souvent lié à la particularité géographique de son emplacement. Elles ne comptent en général qu’une seule porte d’entrée donnant sur la bergerie ou l’étable. Au deuxième étage étaient logés les membres de la famille, et au dernier se tenait le grenier à foin.
« Lors des longs hivers rigoureux, la vallée devient grise, ou blanche par moments, les toits d’ardoise côtoient alors les pierres brutes des façades, et les arbres nus, le flanc de la montagne. On sent le froid arriver, la neige n’est pas loin. Rentrons a casa. »